mercredi 18 mars 2020

Hartmannswillerkopf ou Vieil Amand : La montagne mangeuse d'hommes






Le nom de Hartmannswillerkopf provient du nom du village de Hartmannswiller et de la butte (la « tête », Kopf) qui le surmonte. Les Poilus, à l'époque, ont rebaptisé (par déformation phonologique des Français ne parlant ni l'alsacien ni l'allemand) le Hartmannswillerkopf en Vieil-Armand. Il est également surnommé la « mangeuse d'hommes » ou la « montagne de la Mort » par les Poilus.

Du haut de ses 956 mètres d'altitude, le Vieil-Armand domine la plaine rhénane, entre les villes de Colmar au nord et de Belfort au sud, avec entre les deux Mulhouse. Il surplombe les communes de Hartmannswiller, de Wattwiller, d'Uffholtz et de Cernay.

Le cimetière militaire du Hartmannswillerkopf est situé tout près de la route des Crêtes des Hautes-Vosges (lieu-dit Silberloch).

Au niveau du monument national du 152e R.I. se trouve un promontoire-observatoire qui offre une vue plongeante sur la plaine alsacienne, au niveau de l'agglomération mulhousienne ; la ville suisse de Bâle est visible, en arrière-plan, par temps clair.

Par beau temps, au-delà du Rhin, la ligne bleue de la Forêt-Noire germanique est visible, tout particulièrement au niveau du Belchen et du Feldberg.

Par temps exceptionnellement clair et dégagé, les Alpes bernoises (en Suisse), peuvent être visibles, les pics enneigés éternellement se dessinant alors sur la ligne d'horizon sud-est, au-delà du Jura suisse, avec des altitudes dépassant les 4 000 mètres (4 274 m au Finsteraarhorn, leur point culminant).


Les principaux combats eurent lieu les 19 janvier-20 janvier, 26 mars, 25 avril-26 avril et 21 décembre-22 décembre 1915 faisant près de vingt-cinq mille morts dont une majorité de Français. Parmi ces nombreux morts, on relève le général Marcel Serret et le capitaine Joseph Ferdinand Belmont. Ensuite le front s'est stabilisé et ne donna lieu qu'à des duels d'artillerie et qui a valu au sommet le nom de Montagne Sacrée d'Alsace. Au sommet, au niveau de la croix, il y a environ 22 mètres qui séparent les lignes allemandes des lignes françaises. L'inconvénient de cette situation est que les lignes doivent constamment être silencieuses, car elles peuvent s'écouter les unes les autres, et donc découvrir les stratégies de l'ennemi.




Le Monument national




La crypte

Les deux archanges de part et d'autre de la grille en fer forgé portant l'inscription Ad lucem perpetuam à l'entrée de cette crypte, sont des sculptures d'Antoine Bourdelle qui les a réalisées dans les années 1920 à la demande de son ami l'architecte en chef des monuments historiques Robert Danis, directeur de l'architecture et des beaux-arts d'Alsace et de Lorraine.

Dans la crypte se trouve un ossuaire qui renferme les restes d’environ 12 000 soldats inconnus ainsi que des armes et équipements récupérés sur le champ de bataille. Trois chapelles sont vouées aux cultes concordataires, catholique, protestant et juif. La chapelle catholique abrite également une Vierge à l'offrande de Bourdelle.

La crypte est surmontée d'une esplanade au milieu de laquelle se trouve un autel de la Patrie, copie conforme de l'autel élevé au milieu du Champ-de-Mars à Paris pour la fête de la Fédération le 14 juillet 1793.



La nécropole nationale du Silberloch
Situé sur le territoire de la commune de Wattwiller, le cimetière militaire français a une superficie de 1,67 ha. Il comprend 1 640 tombes dépouilles de soldats français, 1 256 en tombes individuelles et 384 en six ossuaires.






jeudi 5 septembre 2019

German relics bunker Narbonne France


Ayant fait l'acquisition d'un drone Parrot Anafi, il m'a semblé judicieux de méler quelques passions comme la bunkerarchéologie et la vidéo.
Je me suis donc rendu à Narbonne sur un Lgm bien connu où l'on peut encore de nos jours voir un affut de 5cm Kwk dans son abri très particulier.


Bon visionnage!



dimanche 11 mars 2018

Memorial 5e DB Kientzheim

Au cours d'un periple en Alsace et en route pour la necropole de Sigolsheim, sujet d'un prochain post, je suis tombé sur le memorial de la 5 DB de Kientzheim.
Je vous  livre quelques clichés du char sherman "Renard" et de son lieu de émoire.
Ce char est à la sortie ouest de Kientzheim, à l’intersection de la D28 (direction Kaysersberg) et de la Grande Rue.
Il s'agit d'un char Sherman M4A4 qui participa à la libération de Kientzheim le 17 décembre 1944.
Ce jour-là il réplique aux tirs d'un Panzer arrivant de Kaysersberg.
Mais c'est le lendemain qu'il est stoppé dans les vignes par les tirs d'un char allemand. Le char Renard brûle, mais il continue à tirer et met l'allemand hors d'état de nuire.
Auguste Proux (le tireur) et André Soubeyran (le pilote) racontent qu'ils ont continués à pied et fait prisonnier l'équipage ennemi. A Kaysersberg ils découvrent que leur adversaire est un énorme char Panther PzKfw V de 45 tonnes quasiment invulnérable aux obus alliés, mais touché à un point sensible tuant le pilote. Nos 2 compères de l'escadron d'Avout récupèrent ce char et le rebaptise "Kaysersberg"…
Il ne servit jamais contre les Allemand et tomba en panne définitivement à Lauterbourg le 4 avril 1945 où il fut abandonné.
Quant au char Renard, il fut remis en état et exposé à l'endroit actuel où depuis le 6 février 1966, il est devenu le mémorial de la 5e D.B.














dimanche 18 février 2018

Panzernest Ardennes 44

Le Panzernest littéralement « nid blindé » était un petit bunker mobile surnommé parfois le crabe par ses utilisateurs. Il fut dessiné et produit  par l’Allemagne nazie au début de 1940. C’était un simple bloc d’acier moulé mono pièce avec peu d’éléments complémentaires comme les écoutilles pour la mitrailleuse, pour les périscopes d’observation et la porte blindée d’accès pour l’équipage. Sa silhouette basse et profilée le rendait difficilement localisable. Son blindage protégeait efficacement ses occupants contre les éclats d’obus d’artillerie et résistait aux tirs d’armes de calibre inférieur à 4,7 cm. Il offrait aussi un certain confort contre les aléas de la météo. Le panzernest se déplaçait facilement en installant un timon de remorquage dans l’échancrure de la mitrailleuse et en fixant deux roues en bois dans les ouvertures latérales de ventilation. Sa mise en place requérait peu de travaux, une simple excavation dans le sol suffisait à son installation. L’armement principal consistait en une mitrailleuse MG 34 ou 42. La MG est servie par deux hommes et pouvait être masquée par un bouclier manœuvré de l’intérieur. Deux télescopes permettent de voir à l’extérieur et un petit ventilateur, actionné par un pédalier, permet d’évacuer les fumées engendrées par l’utilisation de la mitrailleuse. Des munitions pour 6 à 10 jours de combat sont stockées à l’intérieur et pendant le tir, les étuis tombent  par un tube métallique jusqu’à une boîte fixée au sol.






Après un petit coup de coeur en visitant Ebay, je me décide de monter ce petit kit de chez Verlinden.






















Un kit en résine sans mauvaise surprise, bien moulé et exempt de bulles, un véritable plaisir.


Le montage se fait sans aucune difficultée.
Passons ainsi dans la foulée à la réalisation d'une scenette.
Pour cela un petit socle, de la mousse d'isolation, et c'est partie.





Apres la taille de la mousse un petit lissage à l'enduit de rebouchage




 Puis on s'attaque au terrain avec des éléments naturels glanés dans la nature et un sol réalisé de wet ground acrylic de chez AK (ref AK8016)




 Un petit aperçu de l'interieur

 Pour agrémenter la scénette mon choix s'oriente vers une figurine Dragon issue de la boite 6163
J'utilise des peintures acrylique de la gamme Prince August



Voila, c'est la fin avec un rendu sympa.